Image bannière
Villa Salammbô - Camille Pradon
Body

Camille-Pradon.png

Camille PRADON

Arts visuels

Résidence du 13 août au 28 septembre 2020

(13 au 28 août à la Galerie Selma Feriani)

Métaphore (Bleu, auquel nous appartenons)

 

Portrait

Née en 1993, Camille Pradon vit et travaille à Paris.

Elle investit des champs de recherche liés au corps et à la gestuelle, au langage, à la déconstruction du récit et de la narration, à travers une démarche artistique qui puise ses sources dans la littérature, la peinture, l’image en mouvement et la photographie. Usant tour à tour du médium filmique (argentique ou numérique), de l’installation (images, films, sons), de la photographie et de l’édition, elle explore la question des potentialités narratives des images, leur dialectique ainsi que leur mise en espace.

 

Projet de création artistique à la Villa Salammbô

"Métaphore [Bleu, auquel nous appartenons]" est un projet de fiction expérimentale prenant appui sur un événement reliant les rives nord et sud de la Méditerranée. Le film est pensé depuis l’histoire du naufrage d’un navire grec à Mahdia qui transportait dans ses cales une collection d’œuvres d’art restées englouties quelques deux mille ans au large des côtes tunisiennes. La métaphore est le "transport" en grec, le mot se réalise dans ce qu’il a de plus utilitaire (le transit de marchandises) comme dans sa dimension conceptuelle et philosophique (mouvement/fixité, désir). En ce sens le film qu’elle souhaite réaliser est initialement pensé comme multilingue : pour être le moteur d’échanges à propos des images et de leur potentiel suggestif, et donc se développer à travers plusieurs langues, le français, l’arabe et le grec. Créer un canevas de récits qui se chevauchent, se croisent, diffèrent et se retrouvent, sur fond de traversée elliptique.

Camille envisage de partager le temps de travail de façon circulaire entre journées de tournages et retours à l’atelier, montage, écriture et temps d’accrochage de l’évolution des recherches. Confronter les images filmées à la perception des personnes rencontrées au fur et à mesure du tournage.

En construisant le dossier du projet, elle a initié une démarche réflexive sur les enjeux d’un tel tournage, associant la critique d’art et commissaire Marie Gayet.

Ensemble, elles amorcent une correspondance épistolaire faite de mots et d’images, correspondance qui viendra s’ajouter, compléter et densifier le travail sur le film.

 

 

RETOUR À LA GALERIE