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Villa Salammbô - Sabine Massenet
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Sabine MASSENET

Arts visuels

Résidence du 3 mars au 1er avril 2020

Un splendide isolement

 

Portrait

C’est en 1997, que Sabine Massenet commence à réaliser des vidéos. Elle explore le portrait avec une ouverture sur le langage et sur la résonance des images dans la mémoire collective ou privée. Elle pratique également le recyclage d’images de télévision ou de cinéma, qu’elle "re-monte" en se jouant des codes propres à ces deux médiums.

Elle obtient la bourse d’aide à l’art numérique de la SCAM 2003 pour 361 degrés de bonheur, co-édition Incidences / Vidéochroniques. Elle crée plusieurs vidéos pour le théâtre, et en 2005 réalise une des vidéos de la Maison Rimbaud à Charleville-Mézières. Ses vidéos sont présentées régulièrement dans des festivals français et étrangers, centres d’art, musées et sur des plateformes de diffusions (Tênk, Çiclic). Des séances monographiques lui ont été consacrées en 2004 à la Cinémathèque Française, en 2005 au festival Némo et au Jeu de Paume. Son installation Image trouvée présentée en 2011 à l’espace Khiasma, obtient le prix de l’œuvre d’art numérique en 2013.

Elle obtient une bourse du GREC et la bourse Brouillon d’un rêve pour son premier documentaire de création I am a seaman en 2016.

 

Projet de création artistique à la Villa Salammbô

Un projet autour de la célèbre et inaccessible Villa Baizeau, de l’architecte Le Corbusier, aujourd’hui enfermée dans la résidence présidentielle de Tunisie. En quête de reconnaissance de ce patrimoine architectural, l’artiste travaille sur un projet d’exposition à Carthage, avec l’architecte Chacha Atallah.

"J’ai tenté à plusieurs reprises, en contactant les autorités tunisiennes et françaises d’obtenir une autorisation et jusqu’à présent mes demandes de visite de la Villa Baizeau n’ont pas débouché. De cette impossibilité de pénétrer dans la maison, et même de la filmer de loin -j’ai été arrêtée avec un ami lors de mon premier voyage, alors que nous la filmions de Sidi Bou Saïd- est née l’idée de tourner autour et d’en dessiner la forme, les espaces et l’histoire grâce à la parole de ceux, français et tunisiens, ayant un lien plus ou moins direct avec elle : les enfants Baizeau, des artistes, des architectes, des spécialistes de l’œuvre de Le Corbusier mais aussi les descendants du personnel tunisien travaillant dans la maison, des pêcheurs... À ce jour, je me suis déjà rendue à deux reprises en Tunisie pour des prises de contact et du repérage. L’accueil, l’aide et le soutien que m’ont apporté un très grand nombre de tunisiens dans mes démarches m’ont confortée dans l’idée que le sujet de cette villa déborde le geste architectural : elle s’inscrit dans une histoire à la fois intime et historique, passée et contemporaine. La masse des documents collectés, les nombreux témoignages que j’ai et dois recueillir dans l’avenir, m’ont décidée à suivre trois axes de travail, trois chemins qui se croiseront, se complèteront afin de mieux embrasser l’ensemble des problématiques soulevées par la villa Baizeau. Ces multiples entrées imposent différentes formes de restitution : la vidéo et une installation".

 

 

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